La Haute École Économique Actualités Notre section informatique se féminise !

Notre section informatique se féminise !

Préjugés tenaces

L'informatique, c'est « un » ordinateur, « un » programme, « un » logiciel, « un » écran, « un » algorithme, « un » clavier… tout cela fonctionnant plus facilement avec « une » souris ! Les formations en informatique demeurent un univers où le masculin l'emporte largement.1

Girl

Et pourtant, en Fédération Wallonie Bruxelles, la catégorie économique est championne en matière d’égalité des sexes ! On y dénombre 49 % de femmes inscrites dans les différentes sections, là où toutes les autres catégories présentent des chiffres déséquilibrés dans un sens ou dans l’autre. (82 % de femmes dans le paramédical).

Evidemment, en catégorie économique, certaines sections sont plus « féminines » que d’autres (assistant de direction, tourisme, droit, relations publiques) et d’autres nettement plus masculines (informatique, immobilier, logistique).

En Fédération Wallonie-Bruxelles2 toujours, on trouve seulement 115 femmes inscrites contre 1429 hommes en 2013-2014 dans le cursus informatique de gestion (7,4 %). Une situation plus préoccupante qu’en France, où l’on comptait environ 20 % de femmes dans le secteur au même moment. Et c’est l’un des pourcentages les plus élevés des pays occidentaux, à quelques exceptions près.

La culture « geek » resterait donc chez nous encore largement réservée aux hommes. Parce qu’ entrer dans ces cercles plus ou moins fermés n’est pas simple pour une femme : elle doit pouvoir supporter des conversations largement orientées vers les jeux vidéos, ou encore faire face à plus de blagues sexistes dans cet environnement hyper masculin. Peut-être est-il tout simplement plus difficile de concilier vie familiale et vie professionnelle dans ces métiers où le sexisme est encore très vivace.

 

Des femmes à la conquête du code

Il faut aller un peu plus loin, en Malaisie, pour trouver un renversement notable de la situation dans le domaine (jusque 65 % de femmes dans les cursus informatiques en 2007). Notons qu’en Asie la matière est enseignée au collège dans les matières de base, ce qui incite sans doute plus de candidates à dépasser le stéréotype de l’informaticien dans lequel, chez nous, les femmes se retrouvent très peu.

A la HERS, même si les femmes sont bien représentées dans l’équipe pédagogique avec Béatrice Naisse et Isabelle Dony, la fréquentation féminine dans les classes restait anecdotique jusqu’au 30 juin dernier. Pas plus de 4 % de femmes inscrites à Libramont depuis 2007, et il faut remonter assez loin pour trouver 3 filles en première année, comme en 2014-2015.

Et puis, le miracle s’est produit ! Mais que s’est-il donc passé pour que six jeunes filles s’inscrivent chez nous cette année en première info ? Ont-elles eu vent que l’écart salarial dans la profession est moins important que dans les autres secteurs ? Ont-elles été séduites par l’exemple finlandais, ou par celui des « Rails Girls » à Berlin3 ? Ou encore par le blog « Geek feminism »4 ? Nous vous tiendrons au courant de leurs motivations dans un prochain article…

informatique

En tous cas, les initiatives pour éradiquer la pénurie de femmes dans le domaine se multiplient et c’est bon signe, nous ne pouvons qu’encourager les pratiques visant à l’égalité des chances.

Et nous pourrons donc agiter fièrement le chiffre d’environ 18 % de femmes en informatique à Libramont pour cette rentrée ! Il ne tient qu’à vous (chères lectrices) d’encore le faire grandir, les inscriptions sont ouvertes dans toutes nos sections jusqu’au 31 octobre.

 

Etienne Mehu

 

1  lien, consulté le 9/09/2015
2  lien, consulté le 9/09/2015
3  lien, consulté le 9/09/2015
4  lien, consulté le 9/09/2015

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