Logopède (3 ans)

Présentation

La logopédie constitue une thérapie de la communication et du langage. Elle permet d’intervenir pour toutes les pathologies du langage oral (retard de langage, bégaiement…), de la voix, du langage écrit (problèmes d’écriture, de lecture…), des troubles logico-mathématiques, de la déglutition et des troubles cognitifs (attention, mémoire…), quelle que soit leur origine, chez l’enfant, l’adolescent, l’adulte et la personne âgée.

Logo-image-mains

Le logopède effectue différents actes pour analyser, évaluer, prévenir et traiter ces troubles. Il contribue ainsi à la réinsertion scolaire, professionnelle, sociale et culturelle d’enfants, d’adolescents, d’adultes et de personnes âgées. Dans ce but, il travaille en étroite collaboration avec les autres professionnels de la santé, avec la famille, le milieu scolaire, professionnel et social du patient.

Compétences

Durant la formation de baccalauréat en logopédie, l’étudiant apprend à…

  • développer une expertise pour pratiquer des activités spécifiques au domaine logopédique : en identifiant la problématique, en établissant un projet d’intervention et un rapport technique qui l’explicite, en appliquant le traitement, en mettant en œuvre des activités de prévention ;
  • concevoir des projets complexes, préventifs et curatifs : en identifiant la situation, en collectant l’ensemble des données et des facteurs en cause, en établissant la liste des interventions adaptées, en utilisant les concepts, méthodes, analyses adaptées aux situations ;
  • établir une relation professionnelle avec le patient, avec son entourage et avec l’équipe pluridisciplinaire : en développant une écoute empathique, en utilisant des outils de communication, en transmettant des données pertinentes, en établissant des objectifs communs ;
  • organiser et aménager son travail : en participant à la gestion des ressources humaines, matérielles et administratives liées à la profession ;
  • inscrire sa pratique dans un cadre réglementaire et développer la dimension éthique de son travail : en respectant les règles légales, déontologiques et institutionnelles, en développant une sensibilité et un discernement éthiques ;
  • s’impliquer dans sa formation et dans la construction de son identité professionnelle : en développant un raisonnement scientifique (esprit critique, capacité d’analyse), ainsi qu’en s’inscrivant dans une démarche de formation continue.

Débouchés

Au terme de ses études, le bachelier en logopédie pourra...

  • travailler dans un cabinet privé ;
  • assurer des consultations pour nourrissons dans les crèches… ;
  • travailler dans l’enseignement maternel, primaire et secondaire, ordinaire ou spécialisé ;
  • poursuivre ses études grâce aux passerelles possibles (sciences de la santé publique, logopédie, sciences de l’éducation, arts du spectacle…).

Il pourra s’adresser à des publics différents et intervenir dans des milieux multiples :

  • centres de guidance, de santé mentale ;
  • services hospitaliers ;
  • centres pour personnes handicapées mentales ;
  • maisons de repos et de soins pour personnes âgées ;
  • centres d’alphabétisation pour les adultes ;
  • milieu carcéral.

Un autre regard

Stage au Bénin

Présentation

Depuis 5 ans, la catégorie paramédicale de la Haute Ecole Robert Schuman a construit un partenariat avec différents centres de santé au Bénin, plus particulièrement dans la région de Parakou. Il s’agit d’un partenariat qui s’inscrit dans la durée et qui permet un enrichissement mutuel grâce aux relations humaines qu’il permet de développer. Tout au long de l’année, les étudiants des 3 sections paramédicales (kiné, soins infirmiers et logopédie) organisent différents activités pour récolter les fonds nécessaires à ce voyage et pour apporter sur place du matériel médical, de revalidation et de ré-éducation. La Haute Ecole travaille de concert avec l’Association « Annoncer la couleur », qui prépare nos étudiants au départ en Afrique et au choc culturel prévisible, ainsi qu’avec les autorités de la Province de Luxembourg, qui ont créé un partenariat officiel avec le Bénin, en particulier la province du Zou.

Actuellement, les trois sections font le projet d’ équiper un service de médecine pour accueillir spécifiquement des patients neurologiques (AVC,...) et permettre une prise en charge globale (kiné, infirmière, logopédique) lors de la durée du stage, puis poursuivie tout au long de l’année par les soignants et médecins béninois.

En 2012, La section « logopédie », sous la responsabilité d’une Maître de Formation Pratique, Madame Dominique Gillain, a travaillé en collaboration avec une logopède béninoise, Madame Ayodé Edith Ochoumaré-Choukpa, orthophoniste à Cotonou. Grâce à ce partenariat, six étudiants ont eu l’opportunité de se rendre à la fois en cabinet d’orthophonie, dans des écoles, dans des centres de réadaptation à base communautaire pour des enfants lourdement handicapés (infirmes moteurs cérébraux, enfants atteints de trisomie 21, …) et en hôpital (en particulier celui de Parakou). C’est au cours de ce stage que la MFP s’est rendue à l’hôpital de Parakou suite aux contacts et une demande émanant du Dr Adoukonou , dans la perspective de création d’un service de réadaptation. Ils ont précisé leurs attentes, tenté d’analyser les besoins et envisagé la « faisabilité » de ce projet. Touchée par l’absence de prises en charge des enfants lourdement atteints, 3 étudiantes et elle ont mis en place une possibilité de consultation et ont participé à la formation des infirmières engagées pour la RBC.

En février 2013, en partenariat avec le service de réadaptation du CHD de Parakou et en collaboration avec les étudiants infirmiers de la Haute Ecole, les étudiants en logopédie ont travaillé pendant un mois dans le service de médecine-neurologie et en néo-natologie. Ils ont pris en charge des patients souffrant de séquelles neurologiques (AVC…), ont échangé et partagé leurs pratiques et connaissances avec les nombreux étudiants en médecine et ont poursuivi leur travail de consultation pour des patients adressés par le neurologue et le psychiatre.

En Février 2014, ce projet se poursuit avec les mêmes partenaires ainsi qu’avec une école accueillant des enfants sourds, une école primaire et un collège. Treize étudiantes et une enseignante y ont travaillé dans des conditions inhabituelles: parfois dehors, sous les manguiers, en tournant les bancs en fonction du soleil...ou à l’intérieur, mais dans une chaleur indescriptible.

Cela n'a rien enlevé à leur enthousiasme et à leur générosité à prendre soin des autres. Toutes ont pris pleinement la mesure de tout ce que cette expérience hors du commun leur apporte pour leur vie entière ! Et il est déjà prévu de réaliser de nouveaux imagiers pour le projet 2015 !

Interview

Découvrez l’interview de Sarah et Clara, étudiantes en logopédie, qui ont participé au projet en février 2014 :

Pourquoi avoir eu envie de participer au projet Bénin ?

Sarah : « L’envie était déjà bien présente car j’ai toujours voulu partir en Afrique. L’école m’a donné la possibilité de concrétiser cet objectif. »

Clara : « J’avais peur de partir, c’est un médecin rencontré à la journée portes-ouvertes qui m’a donné le déclic pour tenter l’aventure. Là-bas ce fût une révélation pour moi, le voyage m’a beaucoup apporté, je ne m’imaginais pas que cette expérience serait aussi enrichissante. »

Comment préparez- vous le voyage ? Les activités de récolte de fonds sont- elles imposées par l’école ?

Sarah et Clara : «  La sensibilisation en première année dépend de la section (et des étudiants) qui participe au projet. Les professeurs sont très investis pour l’aspect « organisationnel », (administratif, visa, billets d’avion, contacts sur place) mais ce sont les étudiants qui décident des activités à mettre en place pour récolter des fonds. Certains vendent des collations, d’autres organisent également des soirées estudiantines, des matchs d’impro, et certains encore sollicitent leur lieu de stage et leur entourage dans le but de collecter du matériel à emmener sur place (cahiers, jeux, vêtements, livres,…). »

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué pendant ces 4 semaines de séjour? (positivement et négativement)

Sarah : « Je vis en Belgique avec des camerounais (kot) et donc je m’attendais un peu à l’ambiance que j’allais rencontrer sur place, néanmoins j’ai quand même été choquée des conditions dans lesquelles se trouvent les patients à l’hôpital. Le manque d’hygiène et de considération des soignants envers les patients est assez incroyable. »

Clara : «  J’ai également été choquée des conditions de travail à l’hôpital, par contre l’école des sourds a été une vraie révélation positive. Autant on se sentait démuni à l’hôpital par le manque d’investissement du personnel (pratiques éphémères car on a l’impression que la vie reprend son cours normal dès notre départ, sans véritable évolution des pratiques), autant à l’école des sourds on se sentait vraiment utile car on a pu organiser des activités avec des enfants littéralement exclus, qui n’avaient jamais parlé et qu’on a aidé à émettre des sons. La directrice de l’école souhaite vraiment pérenniser ces actions mises en place à notre initiative. »

Qu’avez-vous retiré de cette expérience ? Est-ce vraiment différent des stages en Belgique ?

Sarah et Clara : « Tout est préparé lors de nos stages en Belgique, tandis qu’en Afrique il faut vraiment improviser en fonction des moyens du bord. Cette « adaptation forcée » nous a donné beaucoup de confiance en nous, on a pu « lâcher prise ».

La collaboration entre étudiantes est réellement présente dans ce contexte, un véritable travail d’équipe s’installe. Chacun(e) communique et transfère les informations de façon naturelle. Les personnalités de chacun(e) se révèlent aussi plus clairement. Le mode de vie sur place fait ressortir de manière évidente le seuil de tolérance ou la faculté d’adaptation des personnes à des conditions vraiment différentes de nos sociétés occidentales. »

Comment ressort-on de cette expérience ?

Sarah et Clara : « On en ressort grandi ! On a appris à relativiser par rapport à notre « stress » du quotidien. Cependant, la routine nous rattrape vite, on reprend ses habitudes en rentrant. Mais on garde des rêves et des projets plein la tête. Nous avons par exemple envie de créer au Bénin une association pour les enfants sourds, car ils ont besoin d’une logopède pour les suivre à temps plein. Apprendre à faire des grandes choses avec rien, ça nous donne plein d’énergie pour exercer notre futur métier! »

Sarah : « Je veux aller vivre là-bas depuis longtemps, et ce projet m’a vraiment confortée dans cette idée. »

Clara : « J’aimerais recommencer l’expérience pour six mois ou un an. »

Qu’avez-vous envie de dire aux futurs étudiants qui ont hésitent encore à se lancer dans un tel projet ?

Sarah et Clara : « C’est une chance unique qui s’offre à vous! Par rapport à tout ce que vous pourrez offrir aux béninois, mais aussi par rapport à tout ce qu’ils vous apporteront en retour.

Le voyage est bien organisé et bien encadré. Madame Gillain s’investit à 100% dans ce projet et vous pouvez foncer les yeux fermés ! 

C’est un projet pour lequel on se donne à fond, il n’y a pas de juste milieu ! »

Prochains évènements

Nous contacter

Rue de la Cité, 64
B-6800 Libramont
Téléphone : +32(0)61/22.29.91
Fax : +32(0)61/22.58.40
Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.