La Haute École Pédagogique Actualités Le double titre Instituteur préscolaire et primaire fait recette à la HERS

Le double titre Instituteur préscolaire et primaire fait recette à la HERS

Une rentrée prometteuse

Ce 14 septembre 2015, l’année complémentaire visant l’obtention du diplôme de Bachelier(ière) instituteur(trice) préscolaire accueille ses premiers étudiants. Cette nouvelle formation s’ajoute à l’année complémentaire de Bachelier(ière) instituteur(trice) primaire déjà proposée les années précédentes. Pour cette dernière, le mode d’organisation a été remanié pour être totalement dédié aux étudiants qui la fréquentent.

S’il est toujours difficile d’évaluer l’impact d’une (nouvelle) formation, complémentaire de surcroit, les coordinateurs de section, Mmes Denis, Libon et M. Laroche, sont enthousiastes car pas moins de 19 étudiants en année complémentaire bachelier(ière) préscolaire ont rejoint le chemin de l’école et 30 étudiantes sont inscrites dans l’année supplémentaire bachelière primaire.

Qui sont-ils ?

Depuis toujours, la profession d’instituteur préscolaire est représentée par une large majorité féminine où les préjugés restent tenaces. En effet, l’observatoire des inégalités nous dresse le tableau suivant : « en 2006-2007, parmi les étudiants inscrits dans l’enseignement pédagogique, il y a 4 % d’hommes en préscolaire, 21 % d’hommes en primaire ... ».1

Quelle bonne nouvelle donc, de voir cinq hommes investir la classe visant l’obtention du diplôme de Bachelier instituteur préscolaire, à l’inverse de la formation de base dans laquelle aucun homme n’est inscrit pour le moment en 3e année.

Par contre, la formation complémentaire pour obtenir le diplôme d’institutrice primaire reste exclusivement féminine alors qu’en troisième année, deux hommes sont inscrits dans le cursus traditionnel.

Et pourquoi reprennent-ils le chemin de l’école ?

Les étudiants rencontrés évoquent trois raisons principales à l’ajout d’un diplôme supplémentaire dans leur Curriculum Vitae.

En premier lieu, ces jeunes diplômés évoquent, dans les deux sections, vouloir poursuivre des études pour ajouter une corde supplémentaire à leur arc et s’ouvrir plus grandes les portes du marché de l’emploi, que ce soit en Belgique ou dans les pays frontaliers. Noémie W. illustre très bien la nécessité de cette formation supplémentaire : « J’ai travaillé pendant une année au Grand-Duché de Luxembourg, mais pour avoir plus de chance d’avoir une place à long terme, j’ai décidé de faire la passerelle ».

En outre, si nous regardons du côté de nos voisins grand-ducaux, il faut savoir que la législation impose depuis cette rentrée scolaire, pour être désigné instituteur de l’enseignement fondamental, une « qualification d’enseignement supérieur de niveau BAC +4 conférant les compétences professionnelles pour enseigner dans les quatre cycles de l’enseignement fondamental luxembourgeois »2. D’où la nécessité de poursuivre cette année supplémentaire pour les étudiants voulant passer de l’autre côté de la frontière.

En second lieu, les nouvelles expériences et l’apprentissage de nouvelles méthodes, sont attendues par ces étudiants très motivés. Voici ce que nous dit Cathleen W. : « Un bon enseignant se remet toujours en question et cherche de nouvelles méthodologies, idées. À mon avis, ces études ne peuvent être que favorables pour notre métier car les expériences que nous ferons et les collègues/enfants que nous rencontrerons vont enrichir tous les acquis de la formation précédente ».

La dernière raison évoquée est la compréhension et la connaissance de l’enseignement offert aux enfants de 2,5 ans jusqu’à 11 ans. D’une part, pour un accompagnement cohérent comme l’évoque Myriam S. : « Il est intéressant de savoir d’où viennent les enfants lorsqu’ils entrent dans l’enseignement primaire. Pour qu’on puisse mieux comprendre le chemin antérieur de l’enfant, l’enseignant devra comprendre (et connaitre) l’enseignement préscolaire. Dans ce cas-là, l’enseignant aura plus de facilités à enseigner aux élèves, d’une manière cohérente ». D’autre part, une meilleure compréhension des difficultés de l’enfant comme Luana C. nous l’explique : « Je pense que savoir enseigner dans tous les cycles est important pour comprendre le système scolaire et pour être mieux préparée face aux difficultés des élèves ».

C’est sur cet élan très positif que nous souhaitons beaucoup de courage à ces étudiants enthousiastes forts de leurs précédentes expériences et demandeurs de nouveaux apprentissages. En octobre, ils pourront réellement balayer leurs craintes face à ces nouvelles populations lors de la plongée dans la pratique de terrain, stages dans les écoles primaires ou préscolaires.

 

Sylviane Jeanty

 

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Année complémentaire Bachelière en Institutrice primaire

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Année complémentaire Bachelier(ière) instituteur(trice) préscolaire

 

1 lien, consulté le 16/9/2015
2 lien, consulté le 16/9/2015

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