Quand la simulation sauve des vies

Mardi 6 novembre 2018, la Haute École Robert Schuman a inauguré son Centre de simulation en soins infirmiers et son Hôpital virtuel. Deux outils qui permettent aux étudiants de consolider leurs acquis dans un environnement sécurisé.

Étudiant au sein du Centre de simulation Sim'HERSUn contexte professionnel exigeant

Depuis quelques années, notre pays vit sous le coup de la réforme des soins de santé. Un des effets de cette réforme est de mettre les infirmiers sous pression. Le temps imparti pour dispenser les soins au patient ne cesse de diminuer, pour ne prendre qu'un seul exemple. Dans un tel contexte, les futurs infirmiers doivent acquérir très tôt de nombreuses compétences : la maîtrise des gestes techniques, bien sûr, mais aussi la capacité à établir un diagnostic et une démarche infirmière efficients. Sans oublier les compétences relationnelles...

Simuler n'est pas jouer !

Une fois sur le terrain, l'infirmier doit être opérationnel... sur le champ. Aucune erreur n’est permise. Interrogé par la presse lors de l'inauguration du Centre Sim'HERS, le Dr Didier Neuberg le confirmait : Chaque année, on estime à deux mille le nombre de décès dus à une erreur médicale. C'est dire s'il est important que les étudiants soient confrontés à des situations proches du réel dès la première année.

Pour former des infirmiers de pointe, la Haute École Robert Schuman s’est dotée d’un centre de simulation, le Sim’HERS. Les enseignants de la section Bachelier Infirmier Responsable de Soins Généraux (BIRSG) l'ont mis en place pour la première fois en 2016. Ils ont procédé à de nombreux tests et améliorations qui font qu'aujourd'hui, le centre est reconnu dans la province de Luxembourg et au-delà.

Des étudiants opérationnels dès leur premier stage

Le premier intérêt de la simulation est de démystifier la prise de contact avec le patient. Les séances de simulation permettent aux étudiants d'aller au-delà de leurs peurs, y compris quand il s'agit de prendre une décision ou d'appeler le médecin. Une autre compétence que les étudiants acquièrent en centre de simulation, c'est la capacité de savoir quand agir. Christine Palizeul insiste sur ce point : quand on sait, on fait ; quand on ne sait pas, on ne fait pas. L'étudiant doit apprendre à résister à la pression et à dire "non", pour la sécurité du patient.

Les scénarios des sessions de simulation sont choisis en fonction de l'année d'étude et des objectifs pédagogiques. Avant de débuter la séance, les enseignants font un briefing avec les étudiants, de façon à ce qu'ils se familiarisent avec le matériel et les objectifs. Deux ou trois étudiants assurent l'intervention, sous l'oeil attentif de deux enseignants... et des autres étudiants. Car tout le monde doit profiter de l'expérience de chacun. Lorsque les étudiants entament ces séances de simulation, ils s'engagent à ne porter aucun jugement sur autrui. Les erreurs sont profitables à tous, et rien de ce qui se dit au sein du Centre de simulation ne peut en sortir. Le respect est le maître-mot de ces séances.

Consolider les acquis chez soi

Photo d'un étudiant en soins infirmiers avec le patient automate du Sim'HERS

Cette année, les professeurs de BIRSG ont également finalisé la mise en place d'un hôpital virtuel. Il s’agit d'une plate-forme d’e-learning, à laquelle les étudiants peuvent se connecter d'où qu'ils soient. Cette application propose aux étudiants et aux formateurs des cas cliniques interactifs inspirés de cas rencontrés dans la réalité. Les étudiants se déplacent virtuellement au sein de l'hôpital et apprennent à vérifier des paramètres cliniques, effectuer des soins et prendre les bonnes décisions. Ils apprennent à manipuler le matériel et consolident les acquis théoriques vus au cours. Pour s'assurer qu'ils ont bien intégré ces acquis, l'hôpital virtuel met aussi des exercices et des quiz à disposition des étudiants.

Deux outils au service de l'étudiant

Avec le centre de simulation et l’hôpital virtuel, les étudiants bénéficient d’un droit auquel ils ne peuvent pas prétendre lorsqu’ils sont en stage : le droit à l’erreur. Et c’est bien à partir de ses erreurs que l’on apprend le mieux, comme le souligne Jean-Pierre Astolfi, didacticien français : « l’erreur est un outil pour enseigner ».

 

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