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#8MARS – Langage inclusif : pourquoi et comment la HERS s’engage

Inévitablement, le langage façonne notre manière de voir le monde. Pour favoriser l’égalité et mieux représenter toutes les personnes, le Ministère de la Communauté française encourage la féminisation des noms de métiers et l’usage d’un langage inclusif. À la HERS, cette évolution se traduit par des actions concrètes pour sensibiliser et faire évoluer les pratiques.

Un cadre légal pour renforcer l’égalité

Depuis le 14 octobre 2021, un décret du Ministère de la Communauté française vise à renforcer la féminisation des noms de métiers, fonctions et grades. Cette évolution réglementaire marque une étape importante dans la prise en compte du langage inclusif comme levier d’égalité et de visibilité au sein des institutions publiques, et notamment dans l’enseignement supérieur. À la HERS, cette réflexion s’inscrit dans une démarche globale en faveur d’un environnement d’étude et de travail respectueux et inclusif.

Le langage inclusif, bien plus que le point médian

Loin de se cantonner au point médian, le langage inclusif regroupe toutes les formes langagières qui ne mobilisent pas le masculin générique. Il peut s’agir de répétitions (infirmières et infirmiers), de termes invariables en genre (direction plutôt que directeur) ou encore de termes épicènes (membres du personnel).

En quoi est-ce important ? Les études en neurolinguistiques montrent que le masculin générique évoque des images mentales uniquement masculines. Par exemple, bien que le texte suivant soit grammaticalement correct, il sera difficile à interpréter dans un premier temps :

« Les musiciens sont sortis. Comme il pleuvait, certaines ont ouvert leur parapluie »

Ces phrases font référence à un groupe mixte de musiciens (masculin générique) au sein duquel uniquement certaines femmes ont ouvert leur parapluie. Ceci illustre bien la nécessité de proposer des démarches langagières inclusives visibilisant les femmes et les minorités de genre.

Des actions concrètes

Pour visibiliser et conscientiser ce phénomène, la HERS a décidé de rédiger son règlement général des études selon le principe du féminin générique une année sur deux. Ceci permet, en retournant la situation et en inversant les rôles, de montrer à quoi les femmes sont confrontées depuis leur plus jeune âge : un emploi du masculin générique supposé « neutre » (parfois exprimé selon la règle « le masculin l’emporte sur le féminin ») alors qu’il les invisibilise.

Aussi, Guillaume Bernard, Personne de contact genre au sein de l’établissement, a proposé un “Midi de la recherche” axé sur la Communication inclusive. Un moment d’échange adressé à la communauté HERS pour ouvrir et accompagner la réflexion.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le langage inclusif, vous pouvez prendre contact avec la personne de contact genre (genre@hers.be) ou consulter la brochure « quand dire, c’est inclure » éditée par la FW-B.

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