Depuis septembre 2025, la HERS, via les Master 1 de la section Ingénieur industriel d’Arlon, participe à l’opération « My Machine ». En Wallonie, ce projet existe depuis 7 ans et il a pu voir le jour grâce au partenariat de Wallonie Entreprendre et Basse Meuse Développement et ValConcept de Vaux/Sûre. Concrètement, cette initiative, qui existe dans 13 pays, implique des jeunes de tranches d’âges différentes tout en insistant sur l’importance de s’investir dans les sciences, les mathématiques ou encore l’ingénierie.
« Trois niveaux d’enseignement sont représentés à savoir le primaire, le secondaire et le supérieur », insiste Marc Carlini, enseignant et personne de contact de « My Machine » pour le département des Sciences et technologies au côté de Jean-Christophe Hick. « Les élèves créent l’objet, ils imaginent la machine de leur rêve mais ils doivent tenir compte de certaines contraintes. Il ne doit y avoir aucune référence à la violence ou aucune distribution de nourriture comme le recommande l’AFSCA par exemple. »
Parmi les idées proposées par les enfants, citons entre autres un distributeur d’objets customisés, des chaussures permettant de bondir à 3 m de haut ou encore un sac à dos lumineux avec un système de comptage des déchets. Pour 2025-2026, trois projets ont été retenus par les élèves de l’école libre de St-Hubert (primaire et secondaire), partenaire de la HERS : un distributeur de livres, une liseuse et un destructeur de devoirs (confettis, briques pour le feu ou recyclage du papier). C’est à ce stade que les étudiants de l’enseignement supérieur entrent en scène. Nos futurs ingénieurs vont devoir concevoir un produit ou un concept à partir de ces idées pour permettre aux élèves de l’enseignement secondaire technique de construire un prototype fonctionnel.
« Le projet de nos étudiants doit comporter les plans détaillés et un descriptif du matériel nécessaire à la confection de la machine. Ils doivent préparer 3 variantes par projet, soit 9 réalisations. Tout cela doit aider les élèves de menuiserie et d’électromécanique dans leur travail. Précision importante, la machine fabriquée ne peut pas dépasser 750 euros de matériel. » Et Marc Carlini d’insister : « Ces différentes étapes permettent aux enfants d’exprimer leur créativité et aux élèves du secondaire de travailler en gestion de projet sur un prototype préparé et conçu par des étudiants du supérieur. »
Les premiers plans ont été dévoilés en décembre lors d’une rencontre entre les parties concernées à St-Hubert. Les deux prochaines échéances sont prévues pour le printemps 2026 : la décoration des pièces (école primaire) en avril et la fabrication ainsi que l’assemblage de la machine en mai.