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Rééducation post-AVC : l’exosquelette en complément de la kinésithérapie

Guillaume Desset et Rowdy Van Dijck, deux anciens étudiants du département santé, ont eu le privilège de présenter leur travail de recherche à l’occasion de la Journée des chercheurs organisée par Synhera, la cellule d’accompagnement et de valorisation de la recherche au sein des Hautes Écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Leur étude vise à évaluer l’impact d’une rééducation combinant exosquelette et rééducation kinésithérapeutique conventionnelle sur la marche, l’équilibre et le bien-être des patients en phase subaiguë d’AVC. Il s’agit de pathologies  qui ne requièrent pas nécessairement une hospitalisation comme des infarctus du cerveau, de la moelle épinière ou de la rétine.

Chaque année, l’AVC affecte plus de 15 millions de personnes et les troubles de la marche constituent le plus grand défi dans la prise en charge de ces patients. La rééducation à la marche conventionnelle chez des personnes non ambulatoires est souvent insatisfaisante en raison de sa complexité et de sa difficulté de standardisation. L’intégration de nouvelles technologies, comme la Rééducation à la Marche Assistée par Robot (RAGT) pourrait offrir des perspectives prometteuses pour ces personnes.

Pour mener à bien ce travail, treize volontaires ont été recrutés. Avant d’être répartis aléatoirement, ils ont été évalués à l’aide de plusieurs tests. Le groupe contrôle a suivi neuf séances hebdomadaires de thérapie conventionnelle à la marche, chacune durant 45 minutes. Dans le groupe expérimental, deux de ces séances ont été remplacées par des séances utilisant un exosquelette.

A l’issue de cette expérimentation, qui s’est déroulée sur quatre semaines, les résultats ont révélé une amélioration significative au sein du groupe expérimental pour tous les tests effectués. Pour le groupe de contrôle, deux tests ont montré une amélioration significative. Même si aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les deux groupes, cet essai est innovant. Malgré un échantillon représenté relativement faible et que la bibliographie de référence est restreinte, il est difficile de dégager des généralités mais clairement l’exosquelette peut être un outil bénéfique dans l’arsenal thérapeutique du kinésithérapeute pour la rééducation à la marche pour ce type de patients. L’exosquelette pourrait même être utilisé en complément de la rééducation conventionnelle.

D’autres enseignants de la HERS ont également pris part à cette journée.

Sandra Hennay “Tous chercheurs: mettre les praticiens en recherche, un enjeu pour la RFIE”

Carole Delforge et Delphine Brisbois: “EveilOMédia: former aux médias dès les premiers pas à l’école”

Ann Derlet: “Poser des problèmes mathématiques pertinents, un défi pour les futurs enseignants de l’école primaire”

Nathaëlle Balfroid et Jacinthe Dancot: “Soutenir la professionnalisation et le bien-être des étudiants et professionnels infirmiers et enseignants novices dans la transition entre la formation initiale et le terrain”

« Impact de l’utilisation d’un exosquelette de type Atalante X dans la rééducation à la marche pour des patients non-ambulatoires en phase subaiguë d’AVC »,  a été supervisée par Gauthier Dorban, Denis Jacquemin et François Tubez.

Plus d’infos sur la section kinésithérapie

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