Au début de ce deuxième quadrimestre, Thomas et Nathalie, étudiants en bachelier Infirmier responsable de soins généraux sont partis en Valais Suisse pour effectuer leur stage. Retour sur leur expérience.
Témoignage de Thomas
“Pour mon témoignage de ce séjour, il y a beaucoup de choses à raconter mais l’essentiel c’est que c’était une expérience très enrichissante professionnellement mais aussi personnellement. Je ne regrette en aucun cas d’avoir effectué ce stage !
Mon accueil dans le service était génial, on me considérait en tant que collègue et me formait réellement aux conditions du terrain. L’équipe était d’une très grande gentillesse et disponibilité tout le long du stage. Le suivi ainsi que l’apprentissage étaient top.
Je repars vraiment de ce stage avec des étoiles dans les yeux et je suis impatient de pouvoir y retourner ! Ce stage (et surtout l’équipe) m’a vraiment aidé à prendre confiance en moi et à me rassurer quant à mon choix de devenir infirmier.
Leur façon de faire apprendre et d’exercer leur métier était très enrichissant et intéressant !”
Témoignage de Nathalie
“De nombreux aspects des soins sont différents. Pour commencer, les horaires de travail. En Belgique il y a une équipe le matin (7h-14h36), une équipe d’après-midi (14h-21h30) et une veilleuse (21h-7h30). Vous faites ici de plus longues journées de travail.
Ensuite, le tutoiement. En Belgique, en tant que stagiaire, nous nous devons de vouvoyer toutes les infirmières et aides soignantes. Le tutoiement n’est pas bien vu, voire pas toléré. Ici, le fait d’être “obligé” de tutoyer tout le monde, nous permet de s’intégrer à l’équipe de manière plus rapide et d’augmenter sa confiance en soi car on est pris comme un “égal” et ce, même si nous tenons notre place de stagiaire.
Aussi, le travail se fait en collaboration avec une ASSC. Vous effectuez toujours vos tours en binôme et la confiance exprimée par l’un et l’autre se ressent énormément.
De point de vue de la pratique, des différences sont remarquées :
Vous exercez des auscultations, permettant de mieux transmettre les informations au médecin. En Belgique, l’auscultation reste du domaine médical.
La tournée médicale inclut l’infirmière responsable du demi-service ainsi que les stagiaires. En Belgique, seuls les infirmiers chefs de service font le tour avec les médecins et il est hors de question pour un stagiaire d’y assister. Par ailleurs, il n’existe pas de médecin assistant.
Il y a beaucoup moins d’actes autonomes en Suisse. En effet, en Belgique de nombreuses activités peuvent être réalisées sans que l’accord du médecin ne soit nécessaire. Il s’agit par exemple du choix de ne pas donner un traitement (par exemple un antihypertenseur si le patient est en hypotension), les protocoles des pansements peuvent être décidés par l’infirmière seule, la réalisation de prise de sang ou encore les moyens de contention telles que mettre les 4 barrières au lit.
Je trouve ainsi que parfois le travail est vite contraint par le fait de devoir appeler le médecin, d’attendre qu’il passe dans le service pour la petite visite… C’est dommage.
Enfin, de manière générale, les protocoles se ressemblent beaucoup même s’il peut exister quelques subtilités (désinfection en 3 fois ici alors qu’une seule en escargot suffit en Belgique tant que le temps de séchage est respecté).”
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