Du 11 au 15 mai, le campus de Virton a accueilli le projet BIP (Blended Intensive Programme) intitulé « Viv(r)e l’éveil scientifique au cycle 2 ». Cet événement international a réuni une trentaine de participants autour d’un objectif commun : réfléchir, expérimenter et coconstruire des pratiques innovantes d’initiation aux sciences pour les jeunes enfants (5-8 ans).
Aux côtés des étudiants de Bloc 2 des sections S1 et S2, plusieurs partenaires internationaux ont répondu à l’invitation du département pédagogique de la HERS : l’INSPE des Antilles et de la Côte d’Azur, l’UCM Madrid ainsi que la HEP Valais. « Notre objectif est de rassembler enseignants et étudiants du domaine pédagogique préscolaire et primaire afin d’échanger, de cocréer et d’expérimenter des pratiques innovantes d’éveil scientifique au cycle 2, autour du vivant », expliquent Annie Gofflot et Séverine Libon, organisatrices de l’événement.
En ouverture de cette semaine de travail, Sabine Daro, fondatrice de l’ASBL Hypothèse, est revenue sur les fondements d’une démarche d’éveil scientifique. « Toute recherche commence par une question. C’est indispensable », souligne-t-elle. La didacticienne insiste également sur l’importance d’impliquer activement les élèves dans la construction des savoirs : « Il faut mobiliser et sensibiliser les jeunes avant de commencer. C’est pourquoi je défends une approche constructive. »
Elle rappelle aussi le rôle essentiel de la phase de structuration après l’expérimentation : « Le passage à l’écrit est incontournable. On écrit ce que l’on a fait, vu et dit. Reformuler est essentiel, d’où l’importance de construire une synthèse commune. Il doit exister un aller-retour permanent entre la pensée scientifique et la réalité observée. Les hypothèses doivent être questionnées avant de pouvoir transférer les apprentissages dans un autre contexte. »
Tout au long de la semaine, les participants ont pris part à différents ateliers thématiques consacrés notamment aux oiseaux — avec un focus sur les plumes et leur adaptation à la vie —, aux insectes et à leur cycle de vie, ou encore aux fruits et à la construction de ce concept scientifique.
L’objectif final de ces ateliers était la création de malles scientifiques : des kits pédagogiques composés de fiches didactiques, de matériel de manipulation et d’outils destinés à animer des activités d’éveil et d’expérimentation en classe.
Au-delà des sessions de travail, les participants ont également pu découvrir certaines spécialités régionales ainsi que la ville de Bruxelles, avec notamment une visite du Musée des sciences naturelles.
« Cet événement visait à favoriser l’ouverture internationale de nos étudiants, à mutualiser les expertises pédagogiques et à encourager l’expérimentation de méthodes d’enseignement innovantes dès le plus jeune âge. Les retours des participants ont été très positifs : le pari est réussi », se réjouit Annie Gofflot.
Pour rappel, le BIP est une mobilité hybride de courte durée proposée dans le cadre du programme Erasmus+. Il réunit des enseignants issus d’au moins trois institutions étrangères provenant de trois pays différents.